Mémoire de Fab Malik (L2Droit)

Les Etats africains sont en crise. Il s’agit d’une crise aux origines assez lointaines avant même qu’ils n’accèdent aux indépendances. Les ramifications de cette crise du continent se sont élargies sur plusieurs plans entre autres le plan politique, le plan économique, le plan juridique, etc. La crise politique se traduit par les notions de démocratie et celles de souveraineté.[1]Nous allons plus nous intéresser à la crise de souveraineté car elle tend à englober toutes les autres. En effet la souveraineté est, de nos jours, un des termes en vogue dans les discours politiques et des acteurs de Droit international. Il s’agit d’un terme en perpétuelle évolution étant donné qu’il se retrouve dans plusieurs domaines de la vie des Etats. On parle par exemple de la souveraineté politique, de la souveraineté économique, de la souveraineté institutionnelle, etc. Les Etats du Nord* ont, semble-t-il, déjà acquis le monopole de la souveraineté sous toutes ses facettes. Elle se traduit par  leur autonomie politique et juridique, l’indépendance de leurs institutions, et aussi par le rôle qu’ils jouent sur la scène internationale.

Au-delà de la souveraineté que ces Etats exercent sur leurs territoires, il y a aussi ce que nous pouvons qualifier de ‘’puissance extérieure’’ : c’est cette capacité qu’ils ont d’exercer leur pouvoir sur les territoires d’autres Etats ‘’souverains’’. Cette capacité se traduit par l’influence que leurs institutions internes exercent sur des institutions des Etats étrangers, très souvent même sur les domaines intérieurs ou exclusifs d’autres Etats.   La majorité de ces Etats sur lesquels les grandes puissances occidentales imposent leur pouvoir se retrouvent sur le continent africain. Au fait, ce contrôle ne date pas d’hier. Il provient, comme il est si bien dit dans ‘’l’histoire générale de l’Afrique’’, d’une longue période de colonisation pendant laquelle cette domination s’exerçait de façon directe et autorisée. La conquête de l’Afrique par l’Europe a constitué pendant très longtemps une marque de force et de puissance pour les métropoles. Les pays qui détenaient beaucoup de colonies étaient ceux qui avaient obtenu une grosse part du gâteau lors du partage des territoires pendant la conférence de Berlin de 1885. Ils étaient de toute évidence les grandes puissances de l’époque. Lors de la tenue de cette conférence de Berlin, il s’agissait d’établir des frontières sur les territoires africains et de les partager entre ces puissances occidentales[2].

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