Joseph Kabila, FCC, CENI ou le Projet d’un Congo mal embarqué?

Joseph Kabila
Joseph Kabila devant la presse: Patron du FCC

Dans un article précédent « Joseph Kabila : le pire ou le meilleur pour le peuple Congolais ? », j’ai essayé de dégager une vérité, qui s’est avérée être une lapalissade au sujet du regard qu’un congolais lambda pourrait avoir de Joseph Kabila et son régime. L’analyse que j’ai effectuée avait été pour le moins banale, sans trop verser dans des réflexions scientifiques ou intellectuelles.

Par la présente analyse, j’essaie de comprendre, comme une suite logique à la précédente, le Projet du FCC « Front commun pour le Congo », dans la mise en œuvre d’une vision pour le moins machiavélique pour ne pas dire dictatoriale et tyrannique que le pouvoir de Kinshasa aurait pour l’avenir du peuple Congolais.

En effet, cette phase a commencé avec la nomination d’Emmanuel Shadary comme candidat du FCC aux élections présidentielles qui devraient avoir lieu le 23 Décembre dernier. Contre toute attente, E. Shadary a été désigné comme porteur de l’étendard de la coalition FCC au détriment de plusieurs autres figures que l’opinion voyait bien succéder à J.K Kabange. Comme cela est devenu à peu près une coutume, ce dernier n’a pas manqué de surprendre l’opinion tant nationale qu’internationale en désignant celui qui a été nommé ‘’Dauphin’’ en la personne d’Emmanuel Shadary. Bien sûr, on s’attendait tous à des figures connues comme Matata Ponyo, entre autres.

Le dauphin de J.K.K n’est pas une nouvelle figure sur la scène politique congolaise. Celui-ci a été un moment ‘’Ministre de l’Intérieur’’ et personne n’ignore les exactions qui ont été commises sous son égide à l’encontre des manifestants qui revendiquaient les élections de 2016. Ce haut cadre du PPRD, parti cher à J. K. K  a traîné avec lui le spectre des dégâts dont il a été vaillamment responsable : on parlera ici des sanctions qui pèsent sur sa tête de part l’Union Européenne, comme il en est le cas de 13 autres de ses acolytes dans leurs œuvres suicidaires orchestrées contre le peuple congolais.

Le pouvoir en place a pour ce faire tenté sans succès de faire annuler toutes ces sanctions contre son candidat devant la communauté internationale, estimant que cela constituait un plan de déstabilisation du Congo en s’attaquant à celui qui, logiquement devrait succéder à Joseph Kabla.

L’Union européenne n’a pas rechigné, au contraire ; toutes les sanctions pesant contre le dauphin de Kabila ont été maintenues. Curieusement, cela n’a pas donné l’impression de faire peur au FCC qui semblait avoir déjà prévu tous ces coups à l’avance.

D’un autre côté, l’opposition congolaise se rassemblait… et plus que jamais semblait être prête à faire tomber la ‘’Kabilie’’ en se réunissant en bloc contre le  »dauphin » Emmanuel Shadary. Pour cela, par ailleurs, il fallait que tous les grands opposants du pays consolident leurs ambitions pour faire sortir un plan commun autour d’un candidat commun.

J-P. Bemba en a été un des principaux acteurs : dans le rassemblement de tous les opposants autour d’une même table. Sa récente libération de la CPI faisant suite à son acquittement en a fait une star, un provident candidat qui mettrait fin au régime Kabila. Sans tarder, il a annoncé sa candidature à la présidence. Un autre, Moise Katumbi, s’était déjà proclamé candidat depuis belle lurette. Cette déclaration avait fait de lui une cible facile. On connaît tous l’histoire. Katumbi a été contraint à l’exil. De la Belgique, ou de partout où il se trouvait, Moise Katumbi a essayé de nouer des alliances. Et il est parvenu à rencontrer J-P Bemba avec lequel une forte alliance est née pour le plaisir des citoyens lambda du Congo. D’une part J-P. Bemba qui représentait une revanche à la Kabilie, et de l’autre M. Katumbi qui portait une casquette de chouchou pour de nombreux congolais.

Il ne fallait pas oublier une autre frange de l’opposition : je cite Felix Tshisekedi, fils de feu Etienne, dont la légende de l’opposition n’est pas encore prête à faner. Felix s’était à quelques reprises rendu à La Haye, pour rendre visite à J-P Bemba afin, pensons-nous, d’élaborer quelques plans de front commun contre le FCC.

Un invité pour le moins surprise n’a pas manqué de se présenter à la fête d’un plan national de lutte contre la kabilie : Vital Kamerhe. Ce dernier, très éloquent dans ses démarches, n’a pas manqué de se tailler une place dans l’opposition. Il est évident que ses antécédents politiques lui avaient déjà donné une marmaille de sceptiques. Il avait déjà hérité de surcroît d’un surnom pour le moins original :‘’Kaméréon’’, comme il avait pris l’habitude de faire des escapades tantôt dans la majorité au pouvoir, tantôt dans l’opposition.

Curieusement, plus le temps passait, plus chaque candidat maintenait sa position de postuler à la présidentielle. Cette situation enchantait le FCC qui se frottait les mains face à une opposition déchiquetée, comme d’habitude.

Bemba candidat ! Cela était inadmissible pour le FCC. Il fallait bloquer cette candidature par tous les moyens possibles. La sortie de prison de J-P Bemba avait naturellement haussé sa popularité auprès des citoyens congolais. Des mesures ont été prises, nous en sommes témoins : Bemba a été écarté de la course. Cela fut de même pour Moise Katumbi, condamné à l’exil de part une machination politicienne ayant entraîné un complot juridique contre celui que beaucoup de congolais voyaient déjà comme ‘’future président’’ de la république.

Il fallait briser le rêve de l’opposition congolaise : la désunir face à un regroupement au pouvoir sans conviction. Le FCC voyait déjà la débâcle retentissante de son candidat aux élections. Il était évident que le peuple ne souhaitait pas reconduire un autre ‘’kabiliste’’ au pouvoir. Shadary voyait ses chances s’amenuiser pour le simple fait d’être proposé comme une continuation du gouvernement en place.

Le peuple congolais souffre, il a vraiment souffert de tous les maux imaginables. A l’Est du pays, n’en parlons même pas. Depuis un peu plus de 4 ans, les ADF sèment mort et terreur dans le territoire et ville de Beni. Les gens meurent chaque jour. Le pays est en souffrance : pas de travail pour les nouveaux diplômés, sans parler des anciens ; la faim fait des ravages, l’insécurité a élu domicile ; les massacres sont continuels, l’environnement demeure invivable. Une question se posait à ce sujet : fallait-il vraiment reconduire quelqu’un qui veut poursuivre ce désastre ? Bien sûr que non. Le peuple avait besoin du changement : quel qu’il soit !

La population en a marre du régime en place. Le pouvoir n’est pas dupe. Il sait qu’il n’est pas dans les bras de la population. Or, il lui faut se maintenir au pouvoir. Du coup, tous les stratagèmes sont possibles ; tous les coups sont permis ! Il ne faut pas permettre à un opposant d’accéder à Kinshasa. Les membres du FCC, conscients des exactions qu’ils commettent et ont commis, ne veulent pas prendre le risque de passer le restant de leur vie en prison à la suite d’une passation du pouvoir!

Revenons-en à l’actualité ! Après avoir écarté Katumbi et Bemba de la course à la suprématie, il était évident que le candidat potentiel de l’opposition demeurait Felix Tshisekedi. Ce dernier n’étant pas son père, il ne faisait pas l’unanimité. C’était un candidat facile à détruire : d’où le plan Kamerhe.

Pour l’opposition, il fallait trouver un candidat commun : c’était le grand défi que le peuple attendait de ses leaders de l’opposition.

Cette situation a emmené pour la première fois les leaders de l’opposition congolaise à se mettre autour d’une même table afin d’entamer le processus de désignation d’un candidat unique. Tout le monde (surtout les partisans du FCC), savait qu’il serait impossible à l’opposition congolaise de se mettre d’accord sur une candidature unique. Cela parut tout autant invraisemblable car chaque candidat avait depuis bien avant réaffirmé sa position de se maintenir candidat.

 Nous assistâmes à ce qui de loin pourra être considéré comme un revirement politique historique en RDC : une consécration d’un candidat commun de l’opposition. Plusieurs accords durent être signés au sein de l’opposition : Pretoria,…puis finalement l’accord  de Genève. Cet accord de Genève aura fait coulé beaucoup d’encre et de salive.

En sa conclusion et contre toute attente, Martin Fayulu fut désigné ‘’candidat commun’’ de l’opposition. Eu égard aux conditions préalables de cet accord, le candidat commun devait revêtir une certaine popularité : ma foi ! Martin Fayulu ! Peu de gens prétendraient le connaître avant cet accord. Sans mentir, j’étais du lot de ceux qui n’en savaient pas grand chose jusque-lors.

Nous dûmes assister à une situation des plus complexes, exclusives et extraordinaires en même temps : 2 candidats : l’un du FCC (Shadary) et l’autre de l’opposition (Fayulu) étaient loin d’être pensés à ce stade de la compétition. Tous deux, inconnus jusque-lors par les citoyens lambda.

Les candidatures de Shadary et Fayulu rendaient alors la course imprévisible. Il était difficile de savoir qui pouvait remporter cette élection dans la course vers la présidence à cet instant précis de la déclaration.

Le lendemain de l’accord de Génève, pourtant, l’inévitable arriva : Vital Kamerhe et Fatchi retirèrent leur signature de l’accord. Cela paraissait trop beau pour être vrai, sans aucun doute. Alors que la veille tous les deux s’étaient félicités de l’accord rassemblant l’opposition, ils passèrent au retrait de leur signature. Une fois de plus, la réalité congolaise rattrapait le rêve : il fallait que quelque chose de bizzare vienne briser le rêve congolais : voir une opposition se dresser comme un seul homme contre le régime de Kabila.

Kamerhe avait fait ce qu’il sait faire de mieux : changer de position : d’où son fatidique surnom : Kamerheon ; s’inspirant de ‘’caméléon’’. La situation devenait tout à coup théâtrale. Le camp FCC se moqua ardument de ce qui se déroulait dans l’opposition. Il dénonça l’immaturité politique des opposants et leur prétention à vouloir accéder à la souveraineté suprême de l’Etat.

Pour le FCC, le combat était terminé. On pouvait ranger les armes. Une opposition divisée ne pouvait pas rivaliser avec la candidature de Shadary ; ce dernier bénéficiant de toutes les institutions de la république, des moyens logistiques et financiers conséquents, mais surtout aussi plébiscité par tous les médias du pays.

Personne ne s’attendait au plus grand revirement historique dans l’opposition congolaise : le flagrant succès du candidat Martin FAYULU auprès de la population. Ce dernier, issu d’une coalition ‘’LAMUKA’’ a été désigné par ses pairs ; je cite : Moïse Katumbi et Jean-Pièrre Bemba, en première ligne. A l’issu de l’accord dit de Genève. Celui que le FCC qualifiait de ‘’poids plume’’ par le biais de son porte parole gagnait en puissance dans le camp du peuple congolais. D’un autre côté, les deux « traitres » : Felix Tshisekedi et Vital Kamerhe ont été rattrapés par leur comportement. Ils sont devenus la ruée de tous, ou quasiment : il était évident qu’ils ne pouvaient gratuitement retirer leurs signatures à à peine 24 heures de l’accord qui consacrait contre toute attente MaFA candidat commun de l’opposition.

Le peuple congolais, lassé des entourloupes quotidiennes du camp FCC trouvait dans cette élection une superbe occasion de faire sa revanche. La peur monta dans le camp FCC quand il se rendit compte qu’il s’était réjoui trop tôt, négligeant, face à la nomination surprise de Martin Fayulu, comme candidat de l’opposition.

Une question s’est posée : était-ce un complot orchestré pour déstabiliser l’opposition ? Le FCC avait il usé de son joker éternel en la personne de Vital ? Difficile à rater celle-là ! C’était une évidence. Kamerhe participait à la réalisation d’un complot orchestré depuis belle lurette afin de déstabiliser le camp adverse du FCC. Cette fois, considérant qu’il avait accompli sa mission : « diviser pour mieux régner » ; l’opposition avait rebondit d’une façon plutôt providentielle sur les épaules d’un « homo novus »,

La coalition LAMUKA constitua une punition pour une grande majorité du peuple congolais. Fatshi et Kamerhe auront battu une campagne pitoyable. Idem au candidat du FCC, Shadary. Ils ont été ués par les populations. D’une part, personne ne voulait voir un autre Kabila au pouvoir (Shadary) ; et d’autres parts, Fatshi représentait une trahison dans le processus du changement de régime. Le seul choix disponible demeurait Martin Fayulu. Ce dernier n’était pas non plus un homme sans intérêt malgré un parcours politique qui n’était pas jusque-lors orné de plusieurs exploits. Par ailleurs, il n’était complément pas non plus nouveau dans la lutte pour un Etat de Droit en RDC, ou pour le changement du régime : il s’agissait d’un homme du peuple, qui a toujours été à la première ligne dans les manifestations violemment réprimées par le pouvoir en place. Cette attitude aura fait de lui le chouchou du peuple (Soldat du peuple), un homme prêt à se prendre une balle pour ses convictions, celles d’un Congo uni, libre et prospère.

Bien entendu, tous les partisans de Moïse Katumbi étaient derrière Fayulu, sans compter tous ceux qui auraient soutenus J-P Bemba, si la candidature de celui-ci avait été avalisée. Monsieur Bemba, que nombreux voyaient déjà succéder à J. Kabila, a brillé par sa modestie d’opinion et de position. Le FCC est tombé dans le piège de la supposition selon laquelle les opposants congolais ne pouvaient jamais s’asseoir autour d’une même table et choisir une candidature unique. Le coup du FCC aura été presqu’en réussite, ave le ‘’ retrait des signatures’’ de Tshisekedi et Kamerhe.

Martin Fayulu a entamé sa campagne électorale à l’Est de la République (Nord-Kivu). Cette partie du pays symbolise à elle seule la pittoresque misère que traverse le peuple congolais depuis plus de deux décennies. C’était un endroit idéal pour lancer sa campagne. Arrivé à l’aéroport de Goma, celui que le peuple dénomme MAFA a levé les mains vers le ciel après sa descente de l’avion. Une façon pour lui d’implorer la bénédiction divine dans ce processus pour le moins risqué dans ses méandres et rouages. Une fois foulé le sol du Kivu, les réseaux sociaux ont commencé à relayer les photos du candidat commun de l’opposition. Son fulgurant succès lui a valu le plébiscite électoral dans cette course à travers multi sondages. D’un autre côté, le pouvoir en place a eu peur de cette popularité fracassante de MaFA. D’où, plusieurs embûches lui tendues dans le but de freiner son élan, oubliant par ricochet l’effet inverse que cela produisait au sein de l’électorat.

Je ne vous parlerai pas des masses qui ont attendu Martin Fayulu à Beni, Butembo, Goma ; au sud Kivu, en Ituri, Lubumbashi, Kinshasa, et partout ailleurs où il est passé. Aussi, il y a eu cette répression électorale ardument menée par le pouvoir en place pour déstabiliser et faire peur au peuple. Plusieurs personnes ont perdu leur vie dans ces multiples répressions et je suis sûr que leur sang n’aura pas coulé pour rien.

La campagne d’Emanuel Ramazani Shadary aura brillé par une timidité sans conteste dans certains coins où il est passé. Ué par la population dans d’autres contrées, nous avons assisté à des scènes plutôt scandaleuses. Dire que la population en avait vraiment marre du régime en place.

Les réseaux sociaux sont devenus un outil médiatique extraordinaire en Rd Congo pendant cet exercice électoral. Les images des tournées de chaque candidat majeur ont circulé comme une traînée de poudre laissant derrière lui une vague de disciple ou renforçant la contestation de l’autre.

Puis, le moment tant attendu est presqu’arrivé, je parle du 23 Décembre 2018. Je me souviens qu’en 2016, au 31 Décembre, quand la CENI négociait ce délai et qu’elle l’obtenait, elle pensait offrir à J.K Kabange un délai extraordinaire. Mais le peuple congolais m’a surpris. Comme moi, plusieurs congolais lui ont laissé ce sursis comme le tout dernier de sa vie. Je me dis que sans le savoir, il y en a qui ont pensé un tout petit peu que ces deux ans de plus constituaient le cadeau d’adieu pour Joseph Kabila, afin d’être ‘’quitte’’ avec lui, c’est-dire, ne plus rien lui devoir au-delà du fait qu’on méritait de lui en vouloir pour toutes les conditions de vie difficiles desquelles il n’arrivait pas à sortir le peuple. Cette fois, les deux ans arrivaient à échéance. Et nombreux pensaient toujours que monsieur J.K.K n’organiserait pas ces élections auxquelles il ne pouvait plus participer selon le témoignage de désignation de monsieur Shadary, son dauphin.

Pourtant, à quelques jours des élections, un incendie inattendu consuma de milliers de machines à voter dans leur lieu d’entreposage à Kinshasa. Cette situation sublima les réseaux sociaux et l’opinion congolaise cria à une machination orchestrée afin de repousser la date de tenue des élections pour favoriser un nième glissement à monsieur le Kabila. Comme toujours, le FCC et l’opposition se jetèrent la responsabilité de cet acte de sabotage. Il était évident qu’un entrepôt situé dans l’un des quartiers les plus sécurisés de la Capitale ne pouvait subir un tel forfait, sans que les coupables ne soient directement identifiés. Jusqu’aujourd’hui, l’enquête n’a rien révélé.  A qui le dis-je ? Ma foi ! Nul ne l’ignore : c’était un coup monté !

Par ailleurs, la CENI rassura les congolais de la tenue des élections malgré cette situation. Elle ajouta que plusieurs autres machines pourvoiraient cette perte et que le peuple n’avait pas à avoir peur. Ce message de « l’illustre » Corneille Nanga, alors président de la CENI, rassura plus ou moins les peurs des congolais. Pourtant, les élections n’ont pas eu lieu en cette date tant attendue du 23 Décembre 2018. La CENI a sollicité de façon unilatérale le report (nième) des élections pour le 30 Décembre 2018. En une semaine, elle rassurait que toutes les batteries seraient mises en marche et que cette date était la bonne dernière.

Pourtant, les congolais n’étaient pas à leur dernière surprise dans ce processus électoral. La campagne, quant à elle, n’avait pas bénéficié de cette rallonge du temps que s’offrait la CENI. Une dernière surprise et quelle surprise ! « La ville de Beni, le territoire de Beni, la ville de Butembo, ainsi que le territoire de Yumbi dans le Maindombe ne pourront pas voter », annonçait unilatéralement monsieur Corneille sans manquer d’attiser la colère des populations de ces contrées. Les motifs avancés par la CENI ont été discutables à bien d’égards.

Si les élections avaient eu lieu en la date prévue, à savoir celle du 23 Décembre, la CENI n’avait pas encore écarté ces 3 contrées du processus électoral ; dire qu’il s’agissait d’un plan chronométré depuis belle lurette.

Quelles sont ces motifs avancés par la CENI ? La maladie à virus Ebola. ( J’écris un article au sujet de cette fameuse maladie qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Je vais pouvoir le publier incessamment). Mais alors, que penser de cette déclaration ?

D’après la CENI, Beni et Butembo étaient le théâtre de la MVE (Maladie à Virus Ebola) et y organiser des élections pouvait favoriser la propagation de la maladie ! J’en ai bien ris de cette nouvelle. Même monsieur Joseph Kabila qui ne disait plus un seul mot depuis très longtemps a soudainement retrouvé son éloquence pour appuyer la décision de la CENI qui retirait à plus 1 500 000 congolais la jouissance de leur droit constitutionnel d’élire leur président de la République. Ce qui est plus marrant, c’est que dans ces zones, les élections ont été repoussées au mois de Mars 2019, après l’investiture du président élu. Et encore, une grande farce qu’on a perçue dans cette déclaration est que donc, d’après la CENI, d’ici Mars la Maladie à virus Ebola aura été éliminée.

A contradiction avec le Ministère de la Santé qui assurait que la MVE ne pouvait pas empiéter le processus électoral, la CENI s’est revêtue d’une robe d’experte en la matière. La guerre aussi était un second motif, concernant surtout le territoire de Beni et celui de Yumbi. Les dirigeants congolais prennent le peuple pour des gens naïfs et  stupides. Ou carrément, c’est lui (le gouvernement) qui ne sait plus ce qu’il est ! Un 2è complot se tramait. Un 2è ? Non, un nième! A l’approche de la date du vote, il fallait que les machines soient brûlées, aussi que d’autres territoires soient exclus du vote.

Quand on connaît les tendances de la campagne, on se rend compte que Beni et Butembo constituaient un bastion sans équivoque du candidat Martin Fayulu. C’était donc 1 500 000 voix qu’on lui retirait sans raison valable. Dans un sens, la CENI, à la merci du FCC souhaitait que l’autre partie de la population solidarise avec celle de Butembo-Beni, afin de trouver un autre motif de repousser les élections. Ou alors, dans un autre sens, il se tramait un autre complot selon lequel les machines à voter de Butembo et Beni serviraient à combler le vide laissé par l’incendie de l’entrepôt à Kinshasa. « Tout est possible avec le gouvernement congolais ». Les dirigeants des institutions, qu’elles soient étatiques ou indépendantes ont développé une manie plutôt rare qui leur a soutiré leur conscience. Ils ne pensent qu’à eux, qu’à leurs intérêts, quitte à mettre le peuple à néant, sacrifiant la démocratie et le développement du pays.

La campagne électorale s’est bien déroulée dans ces endroits exclus du vote. Des milliers des individus se sont entassés pour pouvoir écouter leur candidat. Les gens partent aux églises, aux marchés, aux écoles chaque jour et le président Kabila n’avait encore rien dit concernant Ebola alors que c’est depuis début Août dernier que cette maladie fait des victimes dans le Nord-Kivu (Beni, Butembo, Lubero) et l’Ituri.

Enfin, il était simple de se prévenir contre cette maladie le jour du vote. Il fallait juste placer des dispositifs de lavage des mains aux entrées et sorties des bureaux de vote. S’il fallait trouver des gants, je pense les organisations humanitaires se trouvant sur place ne pouvaient pas échouer à faire cet exercice. Pour dire que le motif humanitaire, ou sanitaire si on veut est loin d’avoir été à l’origine de cette décision de la CENI.

Le peuple a à peu près compris, malgré les journées ville-morte et des marches organisées par-ci par-là à Beni ville et territoire ainsi qu’à Butembo. On a aussi compris qu’ajouter Yumbi dans cette farce était une façon de vouloir habiller le forfait pour qu’il ne soit pas trop lisible par n’importe qui. La honte !

Le jour tant attendu est enfin arrivé : le 30 Décembre 2018. Je vous épargne tous les détails ayant entouré cette journée. Je m’en vais parler directement d’un constant que je souligne personnel par rapport au déroulement du vote.

Une chose à féliciter : les opposants n’ont pas mordu à l’hameçon tendue par le FCC à travers son larbin à la tête de la CENI. Il fallait aller aux élections, avec ou sans machine à voter. Je ne vais pas ici revenir sur la contestation farouche de cette machine par le camp Lamuka du cher Martin Fayulu. Les congolais qui ne comprenaient pas ce qu’il exprimait à travers le boycotte de cette machine l’auront bien compris le jour du vote.

Plusieurs machines se sont plantées, comme on pouvait s’y attendre. Des mots de passe d’administrateur oubliés, des pannes d’énergie ou encore des plantages de tout genre auront été au rendez-vous. Des incidents, voire des accidents ont été observés dans certains bureaux de vote. On a pu dénoter la mort de deux agents en province du Sud-Kivu dans des échauffourées avec les votants insatisfaits. De nombreux électeurs n’ont pas retrouvé leurs noms sur les listes quand bien même ils se seraient fait enrôlés dans les mêmes centres : bref, le vote du 30 Décembre a été entaché de nombreuses irrégularités.

Exceptionnellement, les populations de Beni et Butembo ont organisé leur propre scrutin, sans machine à ‘’voter’’, imprimant des bulletins pour le vote présidentiel, députation nationale et provinciale. Contre toute attente, ce vote organisé dans ces deux contrées du pays a connu un succès extraordinaire et a été relayé sur des médias internationaux comme France 24. C’était une façon de prouver à Corneille Nanga et Joseph Kabila que les raisons avancées pour empêcher les citoyens de Beni, Butembo et Yumbi de voter étaient incontestablement fallacieuses.

Cela a constitué une raison de plus pour le peuple congolais afin de contester des résultats qui ne révèleraient pas la réalité du vote sur terrain.

Le soir du 30 Décembre, le président de la CENI, Corneille Nangaa est passé sur les antennes de la RTNC (Radio Télévision Nationale Congolaise) afin d’établir un bilan pour le déroulement du vote sur l’ensemble du pays, mais aussi autour du processus électoral. Sans surprise, celui qui s’était fait ué par la population pendant la journée alors qu’il passait dans un des bureaux de vote de Limete à Kinshasa n’avait pas manqué d’exprimer sa grande satisfaction autour du déroulement du vote. D’après lui, le vote du 30 a été un flagrant succès dont chaque congolais doit être fier, car, ajouta-t-il, il s’est agit d’un moment historique, un moment tant attendu et tant rêvé qui finalement s’est transformé en réalité. Monsieur Nangaa a remercié le président de la république, sans qui ces élections n’auraient pas lieu. Ces remerciements m’ont paru plus ou moins hyperboliques. On n’oubliera tout de même pas que le gouvernement devait avoir organisé ce scrutin depuis 2016. A en croire les propos de Nangaa, le vote a été un ‘’don’’, une ‘’faveur’’ que monsieur J.K.K offrait au peuple congolais. Que dire ! Et la démocratie dans tout ça ? Que penser de la bonne gouvernance, de la justice, de la paix, du développement ? Ma foi ! Et on doit jeter toutes les fleurs du monde à celui qui sans scrupule se considère toujours comme le ‘’père de la démocratie’’ en RDC.

J’ai personnellement suivi le président de la CENI avec intérêt. D’autres propos qui ne m’ont pas vraiment surpris ont porté sur le généreux optimisme qu’il pouvait dégager dans ces différents propos. D’après lui, il y a eu ‘’quelques soucis techniques’’ par-ci par-là mais les équipes de la CENI ‘’y ont apporté très vite une réponse’’. Mon pays va mal ! La honte n’existe plus. Les politiques peuvent passer à la télévision et vouloir vous convaincre que dimanche n’est pas dimanche. On aura tout vu, tout entendu !

Après avoir fait le tour de son mot de circonstance, monsieur Nangaa a au bout du bout fait allusion au vote qui n’a pas eu lieu à Beni, Butembo et Yumbi. Comme satisfait de son forfait, il a presque dit en souriant que les ‘’compatriotes’’ de ces contrées pourront voter leurs ‘’députés provinciaux’’ au mois de Mars, en rassurant par ailleurs que les bureaux des assemblées provinciales devront être constitués une fois les votes auront lieu. Il n’a pas du tout fait allusion au tragique fait historique dont les citoyens de ces milieux se plaignaient hardiment : leur droit Constitutionnel de participer au suffrage universel direct : en votant pour leur candidat à la présidence. Les fallacieuses raisons de ce retrait dont ces citoyens ont été victimes se sont révélées être un complot contre tout un électorat dont les tendances étaient majoritéraiment pour le candidat commun de l’opposition : Martin Fayulu.

Dans l’ensemble, on peut estimer que ce vote du 30 Décembre a calmé plus ou moins les ardeurs d’un peuple congolais qui s’attend à un changement de régime au sortir de ce scrutin. La proclamation des résultats provisoires a été annoncé pour le dimanche 06 Janvier 2019 par la CENI à travers son président. Pourtant, déjà au 31 Décembre 2018, plusieurs résultats de certains centres de vote ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux. Dans l’ensemble, ces résultats donnaient le candidat de ‘’Lamuka’’ Martin Fayulu en tête du scrutin. Sans surprise, le gouvernement congolais a fait son dictateur, en coupant la connexion internet et le service de messagerie mobile (sms) vers midi, le même Lundi 31 Décembre 2019.

Ces deux dernières années, on a pu assister à ce genre de coupure à plusieurs reprises en des temps de grands rassemblements populaires pendant lesquels les citoyens revendiquent leurs droits. Les propriétaires des réseaux de télécommunicaiton, faibles face à un gouvernement tyrannique n’ont eu guère de choix que d’obtempérer à ces mesures en contradiction avec les contrats entre eux et les utilisateurs de leurs services.

Cette coupure d’internet et sms n’a pas permis aux congolais de se souhaiter les vœux à l’occasion de la fête du nouvel an. Cela a plus ou moins fortement diminué l’engouement qu’on a l’habitude de voir autour des festivités de fin d’année.

Par ailleurs, une autre question demeurait : quelle est la véritable issue qu’on pouvait entrevoir du vote du 30 Décembre ? Le camp FCC était-il prêt à rendre le pouvoir ?  La question a très vite trouvé une réponse : les résultats attendus en date du 06 Janvier ont finalement été donnés le Jeudi 10 Janvier 2019, à 3h du matin.

Ces élections congolaises auront porté le spectre d’une issue inconnue, mystérieuse ou mystifiée, peu importe ; la réalité est que tout le monde les attendait. Les résultats, plus que jamais ont laissé les congolais impatients, accrochés à la RTNC, chaîne nationale qui avait été choisie pour diffuser la publication. Corneille tenait alors sur ses lèvres tout le peuple congolais, en toute opportunité de devenir l’homme de l’histoire du pays (en publiant les véritables résultats des urnes) ou alors en levant le voile longtemps démystifié du larbin au service de la kabilie (en publiant des résultats fabriqués de toute pièce).

Quelques jours avant la fatidique date de publication des résultats, des rumeurs ont circulé au sujet d’un certain rapprochement entre J. Kabila et Felix Tshisekedi, leader de la coalition CATCH. La pression montait d’une façon extraordinaire. De l’interne comme de l’extérieur, monsieur Nangaa avoua lui-même : « Je subi trop de pression ».

D’un côté, les congolais s’attendaient quoiqu’il arrive à un changement à la tête du pays. Le problème de tous ces congolais, le FCC l’avait déjà compris, n’était pas un problème du système, mais plutôt celui de personnalité. « Kabila doit quitter le pouvoir », tel aura été le vœu de multi congolais ces dernières années. Le FCC misa là-dessus pour changer la tête sans changer de système.

D’un autre côté, une grande majorité du peuple s’attendait à voir Fayulu, le candidat de Lamuka au pouvoir : le but était de voir Kabila quitter le pouvoir en emportant avec lui tout son régime. Le FCC n’était pas dupe, hélas. Une issue fut vite trouvée : choisir une alternative, un plan qui calmerait les uns tout en bloquant en même temps les ardeurs des autres. Voilà la carte qui s’est dessinée quelques jours avant la publication des résultats provisoires.

Heureux, chanceux, tout ce qu’on veut, bref, Felix incarnait au meilleur ce plan intermédiaire du FCC. Des tractations dont nous autres ignorons le contenu se sont faites entre Felix et Kabila. Le porte-parole de l’UDPS lui-même a avoué ce curieux rapprochement entre ces deux hommes liés par un désormais destin commun. Pour Kabila, conserver le pouvoir de l’ombre et écarter Fayulu (d’une pierre deux coups) et de l’autre Felix goûtant enfin des fins au pouvoir ; à ce pourquoi son père se sera battu toute sa vie. C’était un pari gagnant pour les deux hommes ! Qui l’eut cru ? Felix Tshisekedi président ! On se souviendra de Valentin Mubake, un dissident de l’UDPS, parti cher à Felix, qui disait un peu plus tôt pendant la campagne électorale que le « vrai dauphin de Joseph Kabila se trouvait dans l’opposition ».

On avait compris à quelques heures du vote que Felix avait touché le Jackpot. Être nommé ‘’Président de la République’’ ! Il réalisait son rêve, lui qui n’a même pas eu à faire une campagne extraordinaire. Mais bon, comme on dit : on n’organise pas les élections pour les perdre, en Afrique. Kabila était sur le point de les perdre. Il a alors joué la carte du « qui perd gagne ».

aSans surprise, monsieur Corneille Nanga a fini par procéder à la proclamation des résultats, toute chose restant égal par ailleurs, car ils étaient attendus le 09 Janvier, mais il a fini par commencer la publication en date du 10 Janvier, vers 1 heure du matin, alors que le peuple congolais semblait ne pas s’impatienter malgré l’heure qui avançait.

Nous assistâmes de façon complètement inattendue à la proclamation des résultats des législatives sur l’étendue de toutes les provinces. On se demandait déjà d’où sortaient ces résultats car en réalité il fallait attendre la compilation de tous les PV. Enfin bref, cela sentait l’arnaque depuis le début !

Et très tard vers 3 heures du matin, Monsieur Nangaa publia, comme une grande opinion pouvait déjà s’y attendre, monsieur Felix Tshisekedi comme le vainqueur de l’élection présidentielle. En regardant monsieur Nangaa à la télévision faire cette proclamation, on pouvait apercevoir un homme libéré de sa pression pour avoir accompli sa fâcheuse mission et aussi on pouvait lire sur son visage un sourire coupable, celui d’avoir participé à la destruction d’une démocratie finalement mort-née.

Le sort était jeté, Nangaa a été le bourreau du peuple congolais ! La suite des évènements s’annonçait imprévisible avec une victoire de Felix célébrée davantage par le camp FCC que par l’UDPS elle-même. Ces résultats qui, dans beaucoup d’endroits ont été accueillis avec indifférence, désolation, colère et méfiance.

Nous avons été témoins d’une vaste blague politicienne dûment orchestrée par le FCC, monsieur Nangaa à la réalisation et bien sûr, Joseph Kabila à la baguette.

Nous raconterons à nos enfants que nous avons été témoins de ce théâtre politique et électoral ; et ils nous demanderons ce que nous avons fait pour arrêter cette parodie, car ce qui est vrai, leur souffrance dépendra des décisions que nous prenons face à ce génocide élaboré pour confisquer le pouvoir au peuple, pour servir des intérêts égoïstes, pour priver tout un peuple, plus de 80 millions de citoyens, leur droit à la vie, à l’épanouissement, au bien-vivre, au bien-être et que sais-je encore !

La communauté internationale s’est prononcée par rapport à ces résultats de la CENI, les états voisins se sont prononcés, des puissances mondiales ont partagé leurs opinions, mais dans tout cela, j’ai pu comprendre une seule chose : le peuple congolais se libérera lui-même et son salut ne pourra provenir que de sa détermination à se prendre en main, à se lever comme un seul homme pour dire ‘’non’’ aux injustices récurrentes.

La CENCO (Conférence épiscopale nationale congolaise) a réagi à cette ‘’farce’’ de la CENi. Elle a réaffirmé sa position, celle de détenir les vrais résultats des urnes. Et tous les congolais, tous les étrangers, même le FCC, tous nous connaissons celui qui a vraiment gagné les élections du 30 Décembre 2018.

La suite de ce processus mène le Congo vers une mort fatale. Il s’agit d’une situation où au lieu d’avancer, le pays ne fera que reculer, progressivement jusqu’à ce que le peuple en aura marre d’être fait prisonnier sur son propre territoire, de souffrir, de galérer alors que les richesses du pays sont partagées par une pognée d’individus.

Ce jour-là, lorsque le peuple prendra les rennes de la res publica, j’espère être encore vivant pour capturer cet instant.

Car au final, des gens comme moi existent. Ils n’ont pas d’armes pour crier tout haut leur mécontentement ou pour exprimer leur colère ; ils n’ont que leur plume pour s’exprimer. J’espère de tout cœur que le Congo peut croire à un avenir radieux… Mais la réalité est que pour les cinq prochaines années, ou moins que ça, rien ne va vraiment s’améliorer. Je ne fais pas l’ange du malheur mais c’est une évidence, la kabilie va continuer son œuvre.

Je ne vais pas ici parler de la suite des évènements électoraux, de la plainte déposée à la ‘’Cour Constitutionnelle’’ par le candidat Martin Fayulu. J’espère revenir très bientôt pour parler de cela. Cependant, à mon humble avis, les dés sont déjà jetés et Felix est le président de la RDC ; pour des jours, des mois ou des années à venir.

« Le peuple finit par vaincre, comme on dit. Cela peut prendre une décenie ou plusieurs siècles mais ce moment arrivera où tous ceux qui se sont enrichis sur la souffrance et la mort du peuple payeront ». Peut-être qu’ils seront déjà morts d’ici-là mais leur descendance en fera les frais.    

« J’espère de tout mon cœur que je serai encore vivant pour assister au début d’une véritable démocratie de mon pays, j’espère que je pourrais dire ‘’enfin, nous sommes libres de jouir de l’immense richesse dont Dieu nous a gratifié’’. »

Ce jour-là n’arrivera que lorsque le peuple congolais sera à mesure de reprendre ce qui lui appartient de plein droit: « le Pouvoir souverain ». Car le cas échéant, cet asservissement continuera de façon exponentielle…. jusqu’à je ne sais quand!

L’avenir du Congo dépendra uniquement du peuple et non de la communauté internationale.

F. Delano disait: « Dans des temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un crime contre l’humanité ».

Stephen King disait juste avant sa mort: »Le temps est le seul remède aux maux des hommes »; à moi d’ajouter ici: « Pourvu qu’ils le prennent à leur avantage »!.

(c) Fab Malik 2019.

2 commentaires sur “Joseph Kabila, FCC, CENI ou le Projet d’un Congo mal embarqué?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.